À propos

Quelques mots pour me présenter.

Je m’appelle Robert Cauneau.

J’ai découvert le concept du revenu de base en surfant sur le Net. L’idée m’a séduit immédiatement. Ayant effectué ma carrière dans les finances publiques, je me suis concentré dans un premier temps, d’une manière naturelle pour moi, sur les aspects relatifs à son financement. Cependant, au fil des mois, je me suis rendu compte que j’attaquais la construction de l’édifice en commençant par ses murs, négligeant ses fondations. Je me suis donc orienté vers une recherche concernant ses justifications.

La lecture d’un article de Floran Augagneur (ici) m’a fortement impressionné, influencé, et conforté dans cette nouvelle approche. Commencer à discuter du coût et de la manière de financer le revenu de base, ou bien également de la façon de simplifier le système socio-fiscal en place, sans s’être posé au préalable la question de savoir dans quelle société nous voulons vivre demain, qu’est-ce qu’une société juste, me semble peu fécond. En effet, si, comme l’écrivait Yoland Bresson, « Le revenu d’existence est bien de nature à modifier génétiquement la société », il me semble essentiel, dans un premier temps, de dessiner les contours de la société dans laquelle nous voulons vivre demain, qui sera susceptible d’accueillir le revenu de base, et de l’étudier comme un support et un moyen de ce changement, plutôt que de ne l’aborder que pour lui-même. Il en va, de mon point de vue, non seulement de mieux asseoir l’argumentation en sa faveur, mais également d’assurer sa pérennité. N’oublions pas que l’une des hypothèses avancées pour justifier le détricotage de l’Etat-providence depuis les années 1980 par la vague néo-libérale est la conséquence de la faiblesse de son socle théorique.

Mes réflexions et mes recherches sont donc motivées, dans un premier temps, par la définition d’un corpus théorique solide pour le revenu de base. Il s’agit de répondre à la question « pourquoi », celle de ses fondements théoriques, avant de répondre à la question « comment », celle de son contenu et de son financement, question qui, comme le disait le Général de Gaulle, relève de « l’ingenierie sociale et de la technique économique ».  Ainsi préalablement défini, le socle théorique devra me permettre d’asseoir logiquement une proposition de revenu de base, théorie et proposition formant un ensemble complet et cohérent.

Militant pour le revenu de base, je suis membre du Mouvement Français pour le Revenu de Base (MFRB).

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